Rentrée des classes au Burundi - CFM Monaco s’associe à l’AMADE Mondiale en vue de permettre à de jeunes Orphelins Burundais d’intégrer le collège d’excellence de Matana.

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Six jeunes orphelins Burundais ayant achevé brillamment leur scolarité primaire vont pouvoir poursuivre leurs études en secondaire au sein du collège de l’AMADE au Burundi, grâce à l’appui financier de CFM Monaco.

Dans un pays qui compte plus de 800.000 Orphelins ou Enfants Vulnérables (OEV), soit près de 10% de la population, l’AMADE s’est engagée depuis de nombreuses années en faveur d’un vaste programme de prise en charge intégrée des OEV. Dans le domaine de l’éducation primaire se sont ainsi près de 30.000 enfants qui bénéficient cette année d’un soutien de l’AMADE (distribution de manuels scolaires...).

Pour ces enfants arrivant à présent au terme de leur scolarité primaire, l’accès à l’enseignement secondaire demeure un défi. Ainsi actuellement seulement 20 % des OEV soutenus ont la possibilité d’intégrer le collège, situation encore plus dramatique pour les jeunes filles, puisqu’elles ne représentent qu’un collégien sur cinq.
L’AMADE a ainsi entrepris, grâce à la mobilisation du Gouvernement Princier et de ses donateurs, de palier à cette situation en initiant la construction d’un collège de référence. Après deux ans de travaux, ce collège composé de 6 salles de classe, 1 bâtiment administratif, 2 dortoirs, 2 blocs sanitaires, 1 réfectoire, 1 cuisine, 1 terrain de basket, a ouvert ses portes l’an passé, accueillant sa première promotion de 60 élèves. Au terme de cette première année de fonctionnement les résultats sont dès à présent très encourageants, puisque le taux de réussite s’élève à 98 % des effectifs.

En pleine capacité, ce collège pourra accueillir près de 460 élèves. En vue d’assurer son autonomie financière, il sera également ouvert aux familles en capacité de subvenir aux frais de scolarités, une part de ces frais permettant de prendre en charge la scolarité des enfants orphelins ou vulnérables sans ressource. Au-delà de l’aspect financier, ce montage doit assurer la qualité de l’enseignement dispensé et favoriser la mixité sociale. Un objectif minimum de 30 % d’OEV par classe a ainsi été fixé.

En vue d’atteindre cet objectif, l’AMADE a également souhaité proposer à des partenaires privés de s’associer à cette initiative en prenant en charge la scolarité d’OEV. Les frais de scolarité, l’achat des fournitures scolaires et des manuels, la prise en charge en pension complète au sein de l’internat ainsi que l’accès à une mutuelle de santé revenant à 1.500 € par an et par enfant.

Fortement attaché à ses racines locales et au rayonnement de la Principauté, CFM Monaco s’est engagé aux côtés de l’AMADE Mondiale en prenant en charge la scolarité de 6 OEV dès cette rentrée scolaire.
Doté d’une politique dynamique en termes de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE), CFM Monaco s’était déjà engagé aux côtés de l’AMADE en effectuant un don de 50 ordinateurs. Cette action s’inscrit dans le cadre de sa politique de développement durable en permettant de donner une seconde vie à son matériel informatique et de ne pas générer inutilement de déchets. Elle contribue également de façon concrète aux efforts déployés par l'AMADE au Burundi pour favoriser l'accès à l'éducation, une partie de ce matériel ayant été affecté à l’école de Matana.

Pour visinonner la vidéo de l'école de Matana au Burundi : cliquez ici

Témoignages de deux collégiennes accueillies :

Florine – 14 ans.
« Je ne savais pas si j’allais continuer à étudier parce que ma mère n’avait aucun moyen. Au primaire, où j’étais, on était en entrain de construire une école fondamentale mais ma mère ne pouvait même pas avoir l’argent qu’on demandait à chaque ménage pour contribuer. On m’a chassé de l’école plusieurs fois et ma maîtresse m’a aidé et a parlé de mon cas au directeur et j’ai pu reprendre l’école. Après le concours ma mère m’a envoyée en ville chez ma grande sœur pour l’aider à garder son nouveau-né. C’est de là que j’ai appris qu’on me cherchait pour venir étudier ici. Je n’y croyais pas parce que je ne voyais pas comment ma mère pouvait trouver de l’argent pour me payer une école secondaire comme celle–ci. C’est après avoir regagné la maison qu’on m’a expliqué que c’est les bienfaiteurs de l’AMADE qui vont m’aider. Quand je suis arrivée ici, je ne me croyais pas au Burundi en tout cas ».
Florine voudrait être docteur, puisque « beaucoup de personnes ne savent plus comment se protéger des maladies et les prévenir ».

Loriane – 13 ans.
« J’aime tout ici, comment ils prennent bien soin de nous et l’éducation qu’ils nous donnent sans oublier qu’ils sont patients avec nous. J’aime bien l’informatique même si des fois c’est difficile ; mais j’aime tous les cours en général. Les enseignants s’occupent bien de nous, nous avons une bonne relation, et ils nous donnent les notes que nous méritons. Plus tard je voudrais être journaliste mais je voudrais aussi être médecin, je ne sais pas encore trancher ».


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