Contexte

Officiellement 1.8 millions de femmes ont été violées au moins une fois dans leur vie en République Démocratique du Congo (RDC). Si ces statistiques sont effroyables, elles seraient sous estimées par rapport à la réalité, rares étant les femmes et jeunes filles en mesure de témoigner des sévices subis. 

Dans l’Est de la République Démocratique du Congo le viol est ainsi utilisé comme arme de guerre depuis plusieurs décennies. La province du Sud Kivu est un point stratégique de passage de différentes milices et groupes armés qui recourent massivement aux violences sexuelles en vue de briser toute résistance de la population locale, de les faire fuir et ainsi de conquérir des territoires riches en ressources naturelles. Les femmes, jeunes filles et enfants sont particulièrement touchés par ces violences. Beaucoup de ces victimes souffrent du VIH/SIDA ou autres maladies sexuellement transmissibles. Elles subissent également des grossesses précoces ou développent des troubles psychologiques importants.

L’Hôpital de Panzi, fondé par le Dr Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes », Prix Nobel de la Paix en 2018, offre une prise en charge globale de ces femmes, jeunes filles et enfants victimes d’abus sexuels. Outre les soins médicaux directs, les patientes bénéficient d’un accompagnement psychologique et psychosocial, mais aussi juridique afin de leur permettre de se reconstruire, de reprendre confiance en l’avenir, mais aussi être réintégrées dans la société, qui trop souvent les rejette. Depuis 1999, ce sont près de 90 000 femmes et jeunes filles victimes de violences sexuelles qui ont été prises en charge.

Une mission sur place de l’AMADE a permis d’identifier avec le Dr Denis Mukwege les besoins spécifiques des enfants les plus vulnérables, à savoir les jeunes filles victimes d’abus sexuels mais également des enfants souffrant de malnutrition.

Activités réalisées

Le partenariat établi avec l’Hôpital Panzi permet à présent aux enfants les plus vulnérables et aux jeunes filles abusées ayant été pris en charge médicalement au sein de l’Hôpital Panzi à la suite de viol, de bénéficier d’une couverture santé dès leur retour au domicile. 

Les enfants malnutris sont pris en charge au sein du centre nutritionnel de Nyota, partenaire de l’Hôpital Panzi à Bukavu. Ils y bénéficient d’un suivi nutritionnel et la plupart d’entre eux sont hébergés dans le centre, le temps nécessaire à leur rétablissement.

L’ensemble des enfants bénéficiaires sont scolarisés et dotés en kits scolaires.

Les parents des enfants vulnérables sont également accompagnés en vue de les sortir de la pauvreté. L’octroi de micro-crédits leur permet de mettre en place des activités génératrices de revenus et la création de mutuelles de solidarité communautaire de subvenir à leurs besoins en termes de santé.

Résultats obtenus

100 enfants survivants des violences sexuelles et enfants vulnérables ont accès à une couverture santé (consultations médicales, accès aux médicaments…). 

110 enfants souffrant de malnutrition bénéficient d’un suivi nutritionnel adapté.

Les 210 enfants bénéficiaires sont scolarisés au sein des écoles primaires de Bukavu, leurs parents accompagnés en vue de disposer de revenus et d’une mutuelle de santé.

Protection

Prise en charge d’enfants vulnérables et de jeunes filles victimes de violences sexuelles accueillis au sein de l’Hôpital Panzi

  • République Démocratique Du Congo

    Bukavu

  • Etat du projet

    En cours

  • Durée

    12 mois

  • Financement

    50 000€

  • Bénéficiaires

    100 enfants vulnérables et survivants de violences sexuelles 

    110 enfants en situation de malnutrition 

     

  • Partenaires

    Hôpital Panzi

    Centre nutritionnel de Nyota

     

  • Objectifs

    Renforcer les actions de l’Hôpital Panzi en faveur de la prise en charge des enfants victimes de violences sexuelles et des enfants vulnérables